Le statut d’autoentrepreneur ; qui a changé pour devenir la microentreprise ; permet de simplifier les démarches mais aussi d’avoir une comptabilité allégée. C’est également un statut parfait quand on souhaite conjuguer emploi salarié et projet professionnel. Cependant il n’a pas que des bons côtés ; ce qui peut se vérifier au moment de mettre l’adresse, lors de l’immatriculation.
Microentreprise : comment se passe la domiciliation ?
Il est impératif ; quelle que soit l’entreprise ; de procéder à son immatriculation. Une structure qui se crée doit pouvoir être enregistrée auprès du GFE (Guichet des Formalités des Entreprises). Ce guichet unique recense ainsi toutes les créations, dans le but de pouvoir retrouver certaines d’entre elles au besoin.
Lors de cette étape, le porteur de projet doit faire figurer une adresse. Cela peut être la sienne ou celles de bureau s’il s’agit d’un commerce. Mais il est courant que le siège social soit l’adresse du futur entrepreneur.
Si cela s’avère pratique et peut constituer un réflexe, il faut s’interroger sur l’image que l’entreprise renvoie, avant même sa création. Si l’on entend mettre en avant la ruralité par le biais de son projet, cela peut être un atout de faire figurer l’adresse d’un petit village perdu dans la campagne.
Par contre, si l’on entend démarcher des personnes, attirer une clientèle aisée, si l’on doit demander un prêt, cette première impression que va donner la structure peut être négative ; même si cela ne trouve pas réellement de fondement.
On a tendance, à cause de la nature humaine, à associer certains endroits à des images de réussite et de prestige et c’est le cas des grandes villes. Comment faire pour ne pas pâtir de la situation ?
Pourquoi opter pour la domiciliation d’entreprise ?
Il est possible de faire autrement et cela s’appelle la domiciliation d’entreprise. Parce que cette tendance humaine a été remarquée et que l’on sait que certaines structures ou professionnels n’arrivent pas à émerger ; car identifiés comme « vivant à » ou « étant issu de » (quartier difficiles, banlieue, villages anonymes et très peu peuplés…), une solution est apparue en la domiciliation d’entreprise.
Lors de l’immatriculation, le porteur de projet, après avoir signé un contrat avec par exemple un centre d’affaires qui propose la domiciliation parmi ses prestations ; peut inscrire l’adresse postale de ce dernier sur tous ses documents professionnels en échange d’un loyer (le montant varie en fonction des services annexes qui peuvent être souscrits).
Cette solution tout à fait légale permet de bénéficier de l’aura d’un lieu, sans cependant avoir besoin d’y vivre ou d’y travailler ; ce qui n’est pas toujours, financièrement parlant, possible.
Les microentreprises, du fait de leur taille, suscitent parfois d’autant plus la méfiance ; ce qui n’est pas le cas par exemple d’une SARL car on s’en fait là encore, une image plus prestigieuse avec un capital, ce qui sous-tend dans l’inconscient collectif, un projet plus abouti etc…
Les personnes ayant donc l’objectif de créer sous ce statut savent qu’elles peuvent trouver une solution, en savoir plus.
Si elles exercent en tant que freelances par exemple, autant savoir que les centres d’affaires sont des structures polyvalentes qui proposent différents services aux professionnels ; ce qui ne serait pas le cas des entreprises de domiciliation simples.
Dans un centre d’affaires, on peut trouver des bureaux équipés à louer (c’est même leur cœur de métier), des salles de formation et de réunion en location au mois comme les bureaux, des espaces de travail partagé, tout en pouvant se garer dans un parking dédié ; ce qui relève du luxe dans certaines grandes villes. De quoi commencer sa vie entrepreneuriale très sereinement, sans a priori de la part de tiers.
