La réalisation de plan dans le cadre d’une construction de maison neuve ou la réfection du toit dans celui d’une rénovation offre parfois à un propriétaire le choix de sa future charpente. Quelles sont les différentes formes de charpente en bois, à quelles obligations doit-elle répondre et où se fournir en bois : toutes les explications, ici.
Charpente en bois : choisir entre plusieurs modèles
Si les entreprises et le monde entrepreneurial peuvent faire le choix d’une charpente métallique ou en béton pour des entrepôts par exemple, dans le cadre d’une construction de maison pour particuliers, le bois est souvent le choix plébiscité car il s’agit d’un matériau léger et donc facile à mettre en oeuvre.
Les types de charpente les plus usuels sont la charpente dite traditionnelle qui permet l’aménagement des combles afin de gagner en surface habitable, la charpente à fermette qui ne le permet pas mais offre la possibilité de gagner en confort thermique, tout en réduisant les coûts de fabrication et de mise en œuvre, ou encore la charpente à toit plat ; souvent prisée pour les maisons de style contemporain.
Pourtant il est bon de préciser qu’en tout et pour tout (en comptant les charpentes qui peuvent être demandées par les professionnels), le choix peut être fait entre 24 modèles (charpente Mansart, cathédrale, à croupes, en kiosque, alsacienne, portique, en berceau…).
Structure fondamentale dans l’édification d’une maison ou d’un bâtiment, la charpente doit répondre à différentes injonctions dont la résistance aux éléments climatiques et naturels, celle au feu, mais aussi aux éléments internes qui sont liés à la construction de l’édifice.
Où trouver du bois de charpente ?
Afin de limiter les coûts car une charpente peut coûter cher, il est toujours recommandé de privilégier des essences de bois locales, sachant que néanmoins, certaines d’entre elles se prêtent plus particulièrement pour ce type de construction.
Cela sera le cas, par exemple du chêne, des résineux ou encore du châtaignier.
Le choix se fait en fonction des caractéristiques de chaque essence, mais aussi du budget dont on dispose pour la construction. Cependant, il est évident que vu son importance, il ne s’agit pas de rogner sur la qualité, sous prétexte de faire des économies qui peuvent être trouvées par d’autres biais.
Ainsi, il est recommandé par exemple de prendre du bois de catégorie 2 ; c’est-à-dire présentant un taux d’humidité qui ne dépassera pas les 17%. Le bois doit être sec pour ne pas trop jouer et se déformer ce qui serait bien entendu très préjudiciable pour la construction.
Le bois peut être aisément trouvé dans une scierie ce qui assure de réaliser des économies importantes. C’est même la solution idéale car les enseignes de bricolage n’ont généralement pas assez d’espace de stockage pour répondre à de tels besoins et que la commande peut coûter cher en termes de transport. Il ne faut pas oublier que de tels magasins ont plusieurs intermédiaires et que cela se répercute sur le prix d’achat du bois.
Cela ne sera pas le cas d’une scierie qui n’a pas d’intermédiaire. C’est un excellent interlocuteur pour obtenir des renseignements si l’on souhaite mettre en œuvre une charpente classique ou plus atypique en orientant alors vers la meilleure essence et le nombre d’éléments.
Outre les travaux pour réaliser la charpente en bois, elle peut devenir un fournisseur intéressant si l’on souhaite par la suite construire une clôture en bois de style ranch par exemple, un kiosque de jardin, trouver des lambris en sapin ou en pin clair pour redonner de l’éclat à une pièce aux murs abîmés ou encore mettre un bardage extérieur.
Celui-ci peut s’envisager seul ou sur une isolation faite par l’extérieur (ITE) dans le but de renforcer le confort thermique de l’habitation. On prendra dans tous les cas des essences imputrescibles en classe 4 ou 5 pour les travaux extérieurs.
